OGURA S'OFFRE UNE NOUVELLE REMONTADA ET PASSE à 0,034 DU PODIUM

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Le refrain est désormais connu : Ai Ogura est très discret en début de course, dans l'anonymat du milieu de classement, avant de devenir un prétendant au podium qui surgit de nulle part.

C'est ainsi que le pilote Trackhouse a décroché son premier podium au Mans, et qu'il a failli récidiver à Barcelone, pour finalement percuter Pedro Acosta et recevoir une pénalité. Ogura est encore passé très près du podium au Mugello, malgré un week-end mal embarqué.

Parmi les quatre pilotes disposant de l'Aprilia, le Japonais était le seul à ne pas être en première ligne et il en était même loin puisqu'il a été éliminé en Q1. Sa lointaine 13e place sur la grille l'a d'abord mené à la huitième position à l'arrivée du sprint.

Après avoir gagné trois places dès le départ, il avait du mal à se satisfaire de sa prestation. "C'est toujours sympa de gagner des places en course, mais de la dixième à la huitième place... Ça ne fait pas vraiment une grosse différence de finir dixième ou huitième", expliquait Ogura samedi. "Je n'ai juste pas assez de vitesse."

Ce sprint a néanmoins été marqué par un dépassement sur Acosta, en évitant soigneusement un nouveau contact : "Cette fois, j'ai attendu la deuxième opportunité. J'aurais pu essayer un peu plus tôt, deux virages avant, mais ce n'était pas vraiment le moment."

Ai Ogura était assez pessimiste pour la course longue : "Cette fois, je ne peux pas vraiment espérer que je vais doubler beaucoup de pilotes avec une distance deux fois plus longue." Et pourtant…

Dimanche, un bon envol a permis à Ogura de passer de la 13e à la septième place.  "Avant tout, je suis super content du départ", s'est-il félicité après l'arrivée. "J'ai pris un bon envol et j'ai vraiment bien géré les premiers virages."

Il est resté à cette position durant plus de la moitié de la course, sans se mêler directement à la lutte entre Marc Márquez, Pedro Acosta et Fermín Aldeguer devant lui. Mais il a pu les doubler en l'espace de sept tours, avec des manœuvres agressives sur Márquez puis Acosta.

"Ce n'était pas vraiment propre", a reconnu Ogura au sujet de son dépassement sur Márquez. "Je pense que Marc m'a vu, il a relâché les freins et le virage 10 était l'un des points les plus critiques pour le pneu avant."

"C'était trop tard pour que je change d'avis. Je ne pouvais pas freiner plus fort parce que je sentais que j'allais tomber. On est tous les deux sortis large quand j'ai relâché le frein."

Une fois quatrième, Ogura avait encore deux secondes à combler sur Pecco Bagnaia, alors qu'il ne restait que quatre tours à disputer. "Quand j'ai vu qu'Ai était celui qui me suivait, je me suis dit 'OK, il va revenir'", a commenté Bagnaia.

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L'Italien avait raison puisque dans le tout dernier tour, Ogura est revenu à son contact et a tenté un dépassement au dernier virage. Bagnaia a réussi à croiser la trajectoire et à reprendre l'avantage, mais ils n'étaient séparés que par 0"034 sous le drapeau à damier.

"La manœuvre du dernier tour était juste... J'ai fait de mon mieux mais je savais que je n'allais pas finir sur le podium [sans essayer]", a expliqué Ogura. "Finir juste derrière Pecco n'était pas vraiment [satisfaisant], donc j'ai essayé. Je sais qu'il est repassé, mais ça va."

Le pilote des fins de course

Le GP d'Italie a ainsi offert un schéma qui devient très habituel pour Ai Ogura, devenu l'homme des fins de course. Après le podium du Mans, il assurait ne pas vouloir en faire une spécialité. "Ça n'est clairement pas parce qu'on règle la moto pour la fin de la course, je ne sais pas, c'est comme ça", expliquait-il, sans réellement savoir pourquoi il est si fort dans les derniers tours.

Au Mugello, Ogura a un peu mieux cerné pourquoi sa course était dans une dynamique différente de celle de ses adversaires, en particulier les trois premiers : "Ils ont utilisé leur pneu pour faire l'écart au début, pas moi. Ça dépend de la façon dont on peut utiliser le pneu, ça dépend du pilote. Je pense qu'ils utilisent plus le pneu au début, pour creuser l'écart. C'était leur stratégie. Ma stratégie était de préserver le pneu et de garder quelque chose pour la fin."

"Les trois premiers étaient vraiment rapides et je pense que je ne pouvais pas les suivre, même si je suis quatrième", a-t-il reconnu. "Face à Marc, Pedro et Fermín, le rythme était acceptable donc j'ai pu économiser un peu d'énergie derrière eux. Après, j'ai commencé à voir Fermín perdre beaucoup de temps et c'est là que je l'ai doublé. Comme les autres courses, le même style."

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2026-06-01T15:12:29Z